L’idée m’est venue au potager, alors que je n’arrivais pas à maîtriser mon pied de menthe. Je l’avais pourtant bien installé dans un gros pot enterré, avec le bord qui dépassait du sol de quelques centimètres. Mais il n’y avait rien à faire, et il suffisait qu’une des branches touche le sol pour qu’elle se marcotte et que ma plante se fasse la belle dans tout le carré d’aromatiques ! Pour ne pas arracher tout le monde, je me contentais de couper toutes les pousses qui apparaissaient au-dessus du sol. Mais cela repoussait de plus belle depuis les racines…

L’idée m’est venue au potager, alors que je n’arrivais pas à maîtriser mon pied de menthe. Je l’avais pourtant bien installé dans un gros pot enterré, avec le bord qui dépassait du sol de quelques centimètres. Mais il n’y avait rien à faire, et il suffisait qu’une des branches touche le sol pour qu’elle se marcotte et que ma plante se fasse la belle dans tout le carré d’aromatiques ! Pour ne pas arracher tout le monde, je me contentais de couper toutes les pousses qui apparaissaient au-dessus du sol. Mais cela repoussait de plus belle depuis les racines…

Et là, je me suis dit, mais si ça marche dans mon carré d’aromatiques, pourquoi cela ne marcherait-il pas au beau milieu de la pelouse ?? J’ai donc prélevé quelques tronçons de racines de ma menthe voyageuse, puis les ai glissés dans des fentes sommairement réalisées dans la pelouse avec la bêche, sur 2 ou 3 cm de profondeur, un jour justement comme aujourd’hui, où il avait plu. D’une part, la terre se laissait bien ouvrir, puis elle était bien humide pour faciliter la reprise de mes boutures improvisées. Pour ne pas écraser non plus les racines en serrant la terre d’un autre coup de bêche, j’ai simplement rebouché avec du terreau, et tassé un peu.

Ça, c’était il y a deux ans, un peu à cette période, où la terre est encore chaude. L’année dernière, il y a bien eu quelques pousses de menthe dans le gazon, mais rien de transcendant. Mon idée n’était pas aussi bonne que cela… Et puis cette année, surprise, lors d’un passage de la tondeuse, je me surprends à humer ce parfum mentholé. Tiens, mais d’où viennent ces fragrances ? Et je constate avec bonheur qu’il y a de la menthe dans la pelouse, et que le fait de tondre libérait ces agréables et fraiches effluves…

L’idée n’était donc pas aussi saugrenue… Et le parfum est présent même sans tondre, juste en traversant la pelouse à pied.

Philippe, expert végétal.

Philippe Asseray, Expert végétal Jardiland
Jardinier expert et auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages sur le jardinage.